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    L’histoire de la nutrition féline : origine et évolution

    8 octobre 2021

    Pensez à la dernière fois où vous avez acheté un sac de croquettes pour votre chat adoré. Vous avez probablement choisi ce que vous prenez habituellement, sans vraiment vous poser de questions. Cet acte est tout à fait normal pour vous, mais quand on y pense, la nutrition animale a énormément évolué au fil du temps et c’est d’ailleurs ce qui a permis aux majestueux félins de se répandre sur tous les continents, sauf l’Antarctique! Embarquez sur les ailes d’Air Globalvet pour faire un voyage dans la fascinante histoire de la nutrition féline. 

    Comment en sait-on autant sur l’histoire des chats?

    Notre voyage débutera au moment où les premières traces de la présence des chats ont été retrouvées. Mais comment est-ce possible d’en savoir autant sur quelque chose qui est arrivé il y a des milliers d’années? En fait, l’origine du chat domestique est très claire et les études arrivent toutes aux mêmes conclusions. Les chats sauvages, Felis silvestris, sont divisés en 5 sous-espèces. Une seule d’entre elles, le chat sauvage du Proche-Orient (Felis silvestris lybica) a été domestiquée et serait, sans conteste, l’ancêtre de tous nos chats domestiques. Des analyses faites sur les ossements trouvés permettent d’en savoir un peu plus sur leur histoire et même sur leur alimentation! Curieux d’en apprendre plus? On vous partage l’étude en question

    Les premières traces

    Quand on pense aux chats, on a cette image en tête d’un félin majestueux posant aux côtés d’une reine égyptienne. C’est d’ailleurs tout près, à Chypres, que les premiers ossements de chats ont été trouvés. Datant de 7500 av. J.-C., ceux-ci reposaient avec des ossements humains, ce qui suggère une domestication et donc un lien affectif. 

    À l’époque, les croquettes qu’on connaît aujourd’hui n’existaient évidemment pas! Mais comment les chats se nourrissaient-ils? Les études suggèrent qu’ils se nourrissaient principalement de souris, de campagnols et de petits oiseaux. Contrairement aux chiens, les chats n’étaient pas entièrement dépendants des humains pour leur alimentation. Alors que les rongeurs profitaient des champs et de l’entreposage de nourriture humaine pour s’alimenter, les ancêtres félins les auraient suivis et auraient fait d’eux leur principale source de nourriture. Étant d’excellents chasseurs, les chats étaient utiles aux humains, car la vermine amenait des maladies et pouvait causer des pertes économiques et alimentaires.

    Avec le temps, une dépendance envers les ressources et l’environnement fournis par l’homme s’est installée. La déforestation aurait possiblement également joué un rôle dans cette adaptation: il s’agit d’un endroit de moins où chasser. Les ancêtres de nos chats ont adapté leur comportement, se sont habitués à la proximité avec les humains pour finalement être domestiqués. 

    Le chat domestiqué

    Le chat occupait une grande place dans la culture et la vie de gens de l’Égypte ancienne. Les félins étaient d’ailleurs momifiés à leur décès et placés dans des lieux sacrés. Ils avaient droit aux mêmes « rituels de deuil » que les humains. L’importance des chats en Égypte était telle que si la maison prenait feu, la priorité était de sauver le chat!

    1700 av. J.-C., il y avait, en Égypte, une interdiction d’exporter les chats, sous peine de mort, mais les marchands ont probablement trouvé un moyen de contrer la loi, puisqu’ils se sont ensuite retrouvés en Europe. Leur alimentation continue d’être utile aux humains sur les bateaux et les fermes, toujours pour contrôler la vermine. 

    Le peu d’information trouvé au sujet de leur alimentation à cette époque suggère que, contrairement aux chiens, les chats sont longtemps restés indépendants de l’homme pour se nourrir puisqu’ils exploitaient la nature en plus de l’environnement offert par l’homme. Les humains ne portaient probablement pas autant d’attention à la nutrition féline qu’à celle des chiens.

    Le Moyen Âge

    Jusqu’au Moyen Âge, la relation entre les chats et les hommes reste autant utile qu’affective. Une récente recherche a même découvert les premières preuves de soins envers un chat ayant subi une fracture. Toutefois, les écrits de l’époque critiquent que les animaux de compagnie se prévalent de nourriture qui aurait pu être offerte aux plus démunis. 

    Cette relation, qui partage de nombreuses similitudes avec la relation actuelle entre les chats et les hommes, a subi d’importants changements avec la croissance du christianisme. Le chat est devenu alors au mieux utile et au pire une créature de Satan. Ce qui était vénéré dans le passé était damné par la nouvelle religion. Associé à la sorcellerie ou au mauvais présage, s’il ne se rendait pas utile en chassant la vermine, il était rarement un animal domestique. La baisse de population de chats est l’un des facteurs qui a amené une hausse de la vermine dans les villes et l’arrivée de la peste.

    Au 13e siècle, un des grands scientifiques et professeurs de l’époque, Albert Magnus, parle des humains et des animaux, de leur anatomie, de leur comportement et leur nutrition. Même si l’on aborde peu la situation du chat, on peut y lire que cette espèce joueuse apprécie se faire caresser et qu’il se lave souvent la tête, en plus de détester être dans l’eau! Rien que vous ne saviez pas déjà! Toutefois, Albert Magnus mentionne aussi certaines informations qui nous semblent farfelues aujourd’hui. Il conseille de couper les oreilles et les moustaches des chats pour qu’il soit plus facile de les garder à l’intérieur pour qu’ils fassent leur travail de chasseur. Même si cet énoncé semble absolument terrible, il permet de voir qu’à l’époque, on voyait déjà une différence entre le chat d’extérieur, appelé cathus et le chat domestique appelé musio, ce qui veut dire « chasseur de souris ». Selon ses études, la couleur normale des chats d’extérieurs est le gris. Le chat d’intérieur varie en couleur, mais cette variation serait due à leur alimentation qui était un peu différente, en raison de leur relation avec l’humain. Aujourd’hui, on sait qu’il s’agit effectivement d’un effet de la domestication qui a légèrement modifié l’espèce.

    Juste avant la nourriture commerciale

    À partir du 18ieme siècle, le chat reprend tranquillement sa place auprès des humains. La reine Victoria, au pouvoir à cette époque, adorait l’Égypte et a adopté des chats. Ces félins ont repris de la popularité.

    Dans les années 1800, tristement, beaucoup de chevaux mouraient dans les rues de fatigue ou de maladie. La viande chevaline est alors devenue la nourriture pour chats et chiens la plus accessible et abordable. 

    Avec la révolution industrielle et la classe moyenne qui avait de plus en plus de moyens, les chats et les chiens sont redevenus des animaux de compagnie, plus que des petits êtres destinés au travail. Les besoins  en nutrition animale des foyers ont alors augmenté. La science a permis la création d’une multitude de recettes de plus en plus adaptées aux besoins uniques de chacun des poilus. 

    Aujourd’hui, les animaux de compagnie sont des membres de la famille à part entière et ont même, depuis 1979, cinq libertés définies par l’Organisation mondiale de la Santé, dont « l’accès à une nourriture adéquate assurant la bonne santé et la vigueur des animaux » et une « prévention ou diagnostic rapide et traitement » pour toutes les douleurs, les blessures et les maladies. C’est pourquoi, chez Globalvet, on soigne non seulement votre compagnon, mais on s’assure aussi que son alimentation soit adéquate et adaptée à ses besoins, parce qu’on croit que c’est un élément essentiel à sa santé globale!

    Vous avez des questions sur l’alimentation de votre animal? On vous propose de discuter avec un expert en nutrition animale dans le confort de votre foyer!
    Service de téléconseil en nutrition

    Références

    Figg, Kristen M. (2013). Pets in the middle ages: evidence from encyclopedias and dictionaries. Enarratio, Vol. 18. URL : https://kb.osu.edu/bitstream/handle/1811/69739/ENARRATIO_Figg_vol18_pp1-22.pdf

    Haruda, A. F. (2020, juin 15). The earliest domestic cat on the Silk Road. Scientifi Reports. doi: https://doi.org/10.1038/s41598-020-67798-6

    Krajcarz, M. (2020, juillet 28). Ancestors of domestic cats in Neolithic Central Europe: Isotopic evidence of a synanthropic diet. PNAS, 117(30), pp. 17710-17719. doi: https://doi.org/10.1073/pnas.1918884117

    Marrk, J. J. (2019, mai 20). Cats in the middle ages. Récupéré sur World History Encyclopedia: https://www.worldhistory.org/article/1387/cats-in-the-middle-ages/

    Ottoni, C. (2017, Juin 19). The palaeogenetics of cat dispersal in the ancient world. Nature Ecology & Evolution, 1. doi: https://doi.org/10.1038/s41559-017-0139

    Ottoni, C. (s.d.). Of cats and men: the paleogenetic history of the dispersal of cats in the ancient world. doi: https://doi.org/10.1101/080028

    Pet Food Institute. History of pet food. URL : https://www.petfoodinstitute.org/pet-food-matters/nutrition-2/history-of-pet-food/

    (s.d.). Récupéré sur https://www.espacefrancais.com/lencyclopedie-du-xviiie-siecle/#Les-collaborateurs

    (s.d.). Récupéré sur https://www.persee.fr/doc/dhs_0070-6760_2004_num_36_1_2627

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